Enea Bastianini : "Je vais surement devoir changer ma façon de piloter".
- Philippe Martinez
- 9 févr.
- 2 min de lecture

Le passage du pilote italien de Ducati à KTM semble se révéler très difficile. Il vient de comprendre que ces deux motos ne se pilotaient pas du tout de la même façon.
Enea n'est pas arrivé à descendre sous les 1'58" et il se retrouve à 8/10ème d'Acosta et 6/10ème de Binder.
Les points forts qu'il pouvait utiliser ne fonctionnent pas sur la KTM et il pense qu'il va lui falloir prendre exemple sur Acosta.
Et le temps presse, on en reparlera mais Pit Beirer a confirmé à Sepang que le 1er de la marque aurait en priorité les nouvelles pièces.
Voici les impressions d'Ene Bastianini :
Je m'attendais à de meilleurs résultats. Nous ne savons pas encore clairement dans quelle direction nous devons nous améliorer. Nous avons essayé différentes configurations, mais peu ont donné des résultats positifs. Je dois trouver autre chose pour être rapide.
Il y a eu une petite amélioration, mais nous sommes encore loin de ce dont nous avons besoin. Il est trop tôt pour se décourager, mais si on continue comme ça pendant six courses, alors ce sera inquiétant. Ces tests servent à comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. La moto a du potentiel, mais il nous faut du temps pour trouver le bon équilibre.
La maniabilité de cette moto est assez unique. Voir les données de Pedro Acosta m’ont aidé à voir comment il manie la moto. Il est très agressif avec l'avant, ce que je ne faisais pas habituellement. J'ai toujours été plus délicat, mais si cette méthode est la plus efficace, je vais devoir m'adapter.
C'est difficile pour nous d'être prêts à 100% pour la première course, même pas à 90%. Je n’ai aucune illusion.
Il vient surtout de comprendre qu'il avait de loin la meilleure moto du plateau et là il mesure le gouffre abyssal qui le séparait des suivants...Ça n'enlève rien à son talent mais là il a réalisé que depuis 2-3 ans si t'avais pas une Ducati, sauf très rares exceptions, le podium c'était un exploit, et la victoire encore plus.